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Publié par le 8 04 2013 dans Nouvelle citoyenneté | 1 commentaire

L’heure du rééquilibrage a-t-elle sonné ?

L’heure du rééquilibrage a-t-elle sonné ?


D’un côté la DCRI franco-française qui essaie de planquer une station radio, des ministres, des sociétés et des officines bancaires aux profils blafards qui tentent de se soustraire à une trop grande visibilité et de l’autre des communautés de bénévoles, hyper-connectées, qui font voler en pièces les desseins de stratèges d’un autre âge. Et le scénario de se répéter au rythme entêtant d’une noria numérique.

Balance à tabac 1850

Que penser de tout cela ?

Le théorème du réseau « aussitôt connecté, aussitôt diffusé » peine à être assimilé, c’est la première conclusion. Mais au-delà de ce grand classique, il est bien difficile d’appréhender la belle naïveté des adeptes de l’ombre. Ceux-là mêmes, qui pour se protéger installent partout caméras et autres artifices, n’ont cessent de
hurler au loup lorsqu’ils se
font prendre la main dans le sac…

A l’heure où énormément de faits peuvent être vérifiés quasiment en temps réel, certains imaginent pouvoir encore bénéficier du parapluie de l’impunité. Non, vous ne me ferez pas dire « Allô ? » mais ce n’est pas l’envie qui me manque… Et tout à coup tout le monde se remet à parler de morale. Au secours.

Car chacun le sait, la morale, c’est surtout et premièrement pour les autres. Car de quelle morale parle-t-on ? Celle qui instaure des mesures d’austérité pour faire payer au petits le nettoyage des pratiques de certaines élites ? Belle morale. Non, comme le démontre une récente étude sur le fonctionnement des employés au sein de leur entreprise, seul l’échange automatique et volontaire d’informations produit l’équilibrage souhaité entre ses émetteurs-bénéficiaires. Et plus les interactions sont fréquentes et de qualité, plus les acteurs sont efficaces.

La nouvelle donne, celle que la DCRI et consorts oublient, c’est qu’il est désormais impossible, voire carrément contre-productif de vouloir couper ou interrompre une de ces connexions. Aussitôt en naissent 20 autres pour assurer le passage de l’info. Sans parler des relais indirects qui vont parler de cette tentative de coupure, ce qui va encourager d’autres relais à faire passer l’info à leur tour. Résultat des courses : Personne n’échappera à la news. Merci à la DCRI pour la démo made in France de l’effet Streisand.

Mais pourquoi ce résultat ? Tout simplement parce que les utilisateurs de l’internet ont découvert, découvrent ou vont découvrir la principale vertu du réseau : il est là pour faire circuler du contenu. Neuf ou préexistant, mais il doit circuler. Si je veux recevoir de la matière, je dois en fournir. Et tout le monde s’y met. Pardonnez-moi la métaphore, mais si un caillot venait à se former, que va-t-il désormais se passer ? Je vous fais grâce de la conclusion, mais je gage comme vous sur une résorption très rapide du bouchon.

Cette guerre des mondes est-elle une fatalité ? Je ne crois pas, mais il est indéniable que ce grand corps malade qu’est devenue l’économie mondiale pourrait, grâce à cette circulation toute nouvelle d’informations jusqu’ici soigneusement dissimulées, retrouver une certaine fluidité de mouvement. Et les amas de matière pourraient bien se remettre rapidement à circuler.

Les petits agents ne se contenteront plus d’informations autorisées, mais se les échangeront désormais eux-mêmes. La localisation des derniers caillots n’est plus qu’une affaire de temps.

Il faudra se faire à cette nouvelle capillarité, et plutôt de gré. La revascularisation est en route. Le patient recouvre doucement ses forces. L’info va se remettre à circuler, d’une manière ou d’une autre. Le rééquilibrage semble inexorable.

 

C’est cela, la vraie morale de toute l’histoire.

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