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Publié par le 19 03 2013 dans Médias sociaux | 0 commentaire

Les réseaux sociaux, un élevage de lapins?

Les réseaux sociaux, un élevage de lapins?

 

Pâques est de retour. Et tout devient pascal : l’agneau, le théorème et, enfin, le lapin. Fondant et chocolaté certes, mais tout ce qu’il y a de plus industriel quand même. Et ceci m’amène à un parallèle avec les réseaux sociaux. Car force est de constater que le grand drame des nouveau médias, c’est bien l’approche industrielle avec laquelle certains s’en saisissent. Même en y allant piano.

Lapin de Pâques en chocolat

Lapin de Pâques
Image libre de droits – pixabay.com

 

Un réseau social n’a rien, mais vraiment rien à voir avec la cuniculiculture. Même chocolatière. Même pascale. Même pas mal. Sur un réseau, vous avez affaire à un individu. D’abord et avant tout. La communauté intervient après et bien plus tard.

L’individu en a assez d’être traité en masse, corvéable et crowdsourçable à merci. Et je peux vous annoncer sans risque que les grands réseaux tels que nous les avons connus et que nous avons contribué à voir émerger vont disparaitre. L’humeur du temps est au sur-mesure, au soin individuel, à l’attention amoureuse.

Oui, c’est le printemps, cui-cuis-bourgeons etc. Mais tout de même… Assurer à grands frais sa présence sur les plates-formes sociales et ne pas comprendre que le client est mort, même très très bien mort, c’est juste allô quoi… Par définition, un client est un être muet, dans l’acception industrielle et vingto-sécularienne du terme (oui, c’est un néologisme et remerciez-moi de vous l’avoir offert). Le client, disais-je, n’a donc plus d’avenir, si ce n’est pour les pissenlits et autres clapiers fleurant bon le sapin.

Le 21ème siècle voit l’émergence d’une nouvelle race de citoyens, le « clavimédia à longs doigts et grande gueule ». Pas la peine de chipoter, c’est désormais comme ça et cela ne changera plus. Au contraire. Ce citoyen-là est devenu un média à part entière, intrinsèquement et extrinsèquement (ouf, joli hein ?) Tout le contraire du cousin du lièvre.

Ce qui veut dire que l’on ne traite pas un média comme, je ne sais pas moi, tenez, une oie blanche. Non, un média a pour propriété première le pouvoir (ah, ce mot en mains de la plèbe) de s’exprimer loin et fort. Il est donc considéré en conséquence.

Un ami (simple média débutant mais dépourvu de longues oreilles depuis un certain temps) me racontait son aventure, survenue récemment en terre d’Amérique : au moment de s’enregistrer à l’hôtel, il lui a été demandé son taux d’influence sur les réseaux sociaux. Ledit taux était assez élevé pour que lui soit offerte une chambre dans une catégorie supérieure, au même prix… Tout, sauf un traitement à la chaîne.

Alors, s’il vous plaît, cessez de me parler de lapins. Désormais, je ne veux voir chez mon confiseur préféré que des médias en chocolat.

Merci à lui et à tous les futurs anciens éleveurs.


Les réseaux sociaux, un élevage de lapins ?

 

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