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Publié par le 22 02 2013 dans Nouvelle citoyenneté | 0 commentaire

Snober les réseaux sociaux

Snober les réseaux sociaux

 

Jusqu’à quel point une administration communale, cantonale ou fédérale peut-elle se payer le luxe de snober les médias ou réseaux sociaux ?

Engager le dialogue, se rapprocher du citoyen, découvrir de nouveaux talents, changer ou adapter des processus, toutes sortes de sources et ressources pour améliorer la qualité du service offert. Et l’on se permet encore de ne pas ou trop peu ou mal mettre en valeur de tels gisements.

Ce genre de posture n’est plus tenable.

Premièrement elle est révélatrice de la passivité du service public et de sa gêne face à une proximité et une facilité du citoyen à l’interpeler. Ce qui devrait être compris comme un atout est perçu comme un épouvantable désagrément, une ingérence quasi insoutenable au sein de rouages si bien huilés.

Deuxièmement, cette attitude est contre-productive car elle annule la possibilité de s’épargner tout un appareillage bien lourd et la création de substantielles économies d’échelle, pour reprendre une locution chère aux managers. Or cela est possible assez simplement grâce à quelques investissements initiaux dont je parlerai dans un prochain billet.

Troisièmement, une administration qui n’imagine pas les bénéfices qu’elle peut tirer des réseaux sociaux devrait se poser la question de sa légitimité, tant elle n’est plus en prise avec le sens de sa mission : être au service de la population, des entreprises, de manière pro-active et rapide. Mais surtout à l’écoute et ce n’est pas Nestlé qui me contredira !

Le réseau social d’une institution, s’il est animé de façon professionnelle, devient un outil efficace dans l’accomplissement de sa mission.

Prenons l’exemple islandais, qui fait peur et qui est contesté, mais qui devrait être avant tout stimulant : Si l’on en croit l’exemple de ce peuple nordique aux mœurs démocratiques pas très éloignées des nôtres, il a, en quelques mois revu sa constitution et repris son destin en main. Chose uniquement possible via une prise au sérieux des réseaux par les institutions.

Alors pourquoi pas en Suisse ?

Le but ici n’est pas de « troller » (remarquez l’allusion à de nordiques personnages) les politiciens du pays, mais plutôt de leur donner des clés. Et de soutenir des démarches ou prémices de démarches…

Un politicien lémanique s’est récemment montré ouvert à cela lors d’une journée organisée par le très genevois « Observatoire Technologique ». Des propos encourageants et qui demandent maintenant à être mis en application.

Des pistes existent, des exemples concrets en témoignent – comme la démarche suivie par le musée genevois d’Art et d’Histoire – désormais la volonté politique n’a plus qu’à être faiblement voire moyennement stimulée… et ce n’est plus la qualité des connections haut-débit qui peut encore servir de feuille de vigne.

Même si penser une à deux fois par semaine finit par rendre célèbre, l’attentisme devient ici très Shaw. Un jour il faut se mettre à l’œuvre.

Pourquoi alors tant tarder ?

 

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