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Publié par le 25 01 2013 dans Technologie | 4 commentaire(s)

La victoire du point de bascule?

 

Depuis quelques années, nous assistons et participons à l’émergence des réseaux sociaux. Vilipendés, encensés, ces derniers font l’objet de toutes les attentions. Nouvel Eldorado pour les marketeux, porte-voix pour les activistes de tous poils, dont votre serviteur, ces outils sociaux sont devenus incontournables.

Et ça balance de partout. Pensé par des subversifs pour être subversif, l’internet retourne cul-par-dessus-tête toutes les hiérarchies. C’est que cet ancien modèle ne tient plus dès que chacun reconnaît les compétences de l’autre et entame une démarche de partage plutôt qu’une démarche d’asservissement.

Rock balancing

Rock balancing

L’âge de masse est terminé. Chacun peut s’informer seul. L’ère du broadcast est terminée, les canaux sont désormais diffus et multiples. Pour les marketeux, l’ère du respect et de l’écoute va commencer. Chaque « cible » pouvant désormais faire entendre sa voix.

Ceux qui tentent encore d’instrumentaliser un réseau – d’une façon ou d’une autre – un jour s’en mordent les doigts.

Dès lors comment appréhender cette nouvelle donne en mettant de côté la notion de contrôle centralisé, résultante de toute hiérarchie ? La tentation est si grande que plusieurs se sont lancés dans la course. Et se sont cassé les dents ou vont le faire. Capter l’essentiel de la bonne volonté de ses interlocuteurs sans redistribuer le bénéfice que l’on en a tiré, cela fonctionne un moment, mais c’est une vue à très court terme…

Certes, il reste des moyens de renvoyer la démarche tordue en biaisant avec l’expéditeur : les applications de blocage des publicités sont là pour ça, qui sont de plus en plus utilisées par les internautes. AdBlockPlus, Abine, Ghostery vous donneront une vision sympathique des ambitions de la planète marketing sur vos conversations en ligne. Vertigineux. Ce modèle économique ne tient pas la route. Des dizaines de millions en campagnes de pub, réduits à néant par un petit ajout logiciel qui tient sur quelques lignes de code…

Ça fait mal et c’est bien.

Dès lors que reste-t-il en pistes à explorer, en mondes à découvrir, en univers à mettre en valeur ? Le bouche-à-oreille, moyen ancestral, déjà connu de nos ancêtres cavernicoles, semble être l’alternative la plus porteuse.

La démarche est honnête, qui annonce la couleur dès le premier contact, comme une invite à participer d’emblée au développement du produit.

Je vous attends au bas de ce billet pour partager cette intuition qui vous fait penser depuis longtemps que l’on peut faire mieux que de thésauriser. Ou d’en être réduit à faire la balance pour vendre de la publicité sur un réseau social.

Oui, sur les réseaux, ça balance, ça tangue et ça bascule !

 

Je me réjouis de lire vos idées pour un modèle de réclame moins invasif…

4 Commentaires

  1. « L’ère du respect et de l’écoute va commencer. » , je crains qu’il faille encore patienter et lutter pour faire avancer ces nouvelles pratiques. Je me demande aussi si le bouche à oreille est aussi vertueux que nous l’imaginons ? Je veux le croire.

    • Hey, merci JF Genoud pour ce commentaire ! Je comprends tout à fait tes craintes, mais comme le disait quelqu’un récemment, on ne le sait pas vraiment, ce qui ne devrait pas nous empêcher de tester… De toute manière, le modèle actuel est de plus en plus mal perçu, trop intrusif, trop lourd, trop… Débattons ! Personnalisons, allons à la rencontre de l’autre, mais cessons d’assaillir et de cibler !

  2. Moi aussi je navigue sans pub désormais… et je suis pas heureux de voir la direction que prend le net… Le malheur, c’est que la mauvaise ambiance influence tout… on peut dire qu’on reste dans son coin, à rêver… ça aussi ça marche pas. Les hiérarchies n’ont jamais été aussi puissante en définitive, elles utilisent mieux le net que les activistes… cf la présentation de mon futur livre… http://blog.tcrouzet.com/la-quatrieme-theorie/

    • « Les hiérarchies n’ont jamais été aussi puissante en définitive, elles utilisent mieux le net que les activistes… « .
      Je sors d’une grande entreprise et je ne suis pas si sûr que les grandes hiérarchies montent en puissance en ce moment, elles réforment et licencient à tour de bras sans toujours adresser le fond des problèmes, une sorte de fuite en avant.
      Par contre, et je suis d’accord avec toi, elles font leur nid dans les réseaux parfois mieux que les activistes, elles sont animées toujours par la même logique compétitive qu’il faut gagner et non convaincre.

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