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Publié par le 11 10 2012 dans Société | 1 commentaire

Pourquoi les empires finissent tous par tomber…

 

Épargnons-nous la longue liste de chutes d’empires que les générations dont nous sommes issus ont eu à subir…

Une constante cependant : lorsqu’un petit groupe, soit à la tête du pouvoir religieux, soit à la tête du pouvoir politique, militaire ou – pire encore – des trois entités, parvient à se coopter de manière suffisamment hermétique pour capter l’essentiel des ressources de l’ensemble, la fin est proche. La cause de la mise à bas de l’équilibre d’une telle société est soit endogène – révolte, coup d’état – ou exogène – conquête, épidémie, bouleversement climatique.

Par contre, les entités pérennes, et certaines sont parvenues à se maintenir jusqu’à ce jour malgré l’usure du temps, tirent leur solidité d’une structure souple, pragmatique et épargnée de la composante hiérarchique qui caractérise l’organisation d’un empire, basée sur un déséquilibre.

Examinons quelques uns de leurs atouts :

  • Leur organisation politique et historique est lignagère (tous les membres de la communauté sont issus d’un ancêtre commun) ce qui atténue, en l’absence évidente de légitimité, les velléités d’un clan de prendre l’avantage sur un autre ou sur l’ensemble. Comme chez le peuple Nuer.
  • La transmission de la lignée se fait par la mère (par ce biais, il est impossible que l’identité d’un individu soit inconnue) et la survivance de la lignée est facilitée parce que les femmes sont précieuses, donc choyées. Comme chez les Apaches (il y en a d’autres).
  • En cas de situation critique, le groupe entier a un droit décisionnel acquis et automatique.
  • Lorsque qu’une décision est à prendre, le choix peut prendre du temps mais,
  • L’adoption d’une décision est très solide car comprise et acceptée par un ensemble cohérent.
  • Les conflits internes sont arbitrés par une entité reconnue par le groupe, entité sans pouvoir politique.
  • L’acquisition, le partage et la redistribution des biens est commune, constante et automatique, ce qui évite sa captation par quelques audacieux qui seraient tentés par cette idée saugrenue…

Bref, le but premier et unique est la survie du groupe, le reste n’étant que pure garniture.

D’autres exemples peuvent être ajoutés à la liste de ces atouts mais je m’arrêterai ici. Je suis certain que vous avez compris où je souhaite en venir car en effet :

Le monde des réseaux fonctionne selon ce canevas. Retirez une des composantes à l’édifice et vous n’êtes tout simplement plus partie prenante du précieux maillage. Donc auto-exclu. Mais lui continue son développement car il sait et peut faire sans vous. Du reste le plus grand organisme vivant d’un seul tenant est un réseau.

L’arrivée de moyens de communication qui permettent une interconnexion permanente des acteurs d’une telle construction ne fait ainsi que recréer une situation qui a prévalu durant des millénaires et ce dès l’aube de l’humanité. Le processus décisionnel peut donc circuler à nouveau jusqu’à la plus fine des capillaires du réseau. Désormais la fluidité de la communication est enfin devenue acceptable parce que suffisamment rapide.

Le réseau est l’origine, la survie et l’avenir de toute organisation vivante et dynamique. Les autres sont plutôt assimilables à un cancer, sans but autre que de capter la vie de son hôte et de le tuer en guise de remerciement.

Les réseaux nous ouvrent ainsi quelques perspectives, qui seront bientôt évoquées ici…

 

Repoussé : Prochain billet : Un hôte de marque nous en dit davantage sur l’interconnexion à venir…

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