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Publié par le 25 09 2012 dans Société | 0 commentaire

Petit aller-retour sur le pseudo bug d’un grand réseau social

 

Je profite de l’occasion offerte par l’excellent billet de @stephtara au sujet du supposé bug d’un réseau social massif pour y rebondir.

Preuves, contre-vérités, démentis, affirmations péremptoires, tout aura été dit et surtout son contraire au sujet de ce non-événement.

Car le problème n’est pas là. Ce réseau se cherche, les utilisateurs tentent de le suivre, cahin-caha, et les politiques commencent à s’en mêler. Le réseau avance, revient en arrière, change encore de chemin (la direction pour lui est par contre assez claire, j’y reviendrai) retire, alloue, redonne, reprend, stocke, efface, mémorise et égrène encore tout un tas de conditions aussi mouvantes que vaseuses. En générant surtout de la méfiance.

Posons les fondamentaux : le réseau veut et doit faire de l’argent, rendre compte désormais à des actionnaires et se poser en acteur incontournable d’un marché naissant. Il y a des précédents avec, par exemple – malheureusement car il y en a d’autres – le monopole Rockefeller qui s’est adjugé en son temps la quasi totalité du marché pétrolier mondial.

Dans le cas qui nous préoccupe, c’est tout pareil. Occuper le terrain à n’importe quel prix et étouffer les velléités de tout concurrent qui aurait l’outrecuidance de pointer son nez. Le dernier exemple étant celui d’Instagram, acheté en une nuit pour la  modique somme d’un milliard de dollars.

Face à cette marche forcée, destinée à capter le maximum de matière première, le réseau n’a pas trop de temps à perdre pour s’embarrasser avec quelques broutilles. La matière première se devant de rester lisse, malléable et coite.

Qu’elle joue et s’occupe avec les jouets que je lui offre, se dit le réseau, je m’occupe du reste. Et le reste c’est quoi ?

Car c’est bien ici que se cristallise l’enjeu de ce qui nous préoccupe.

D’un côté, des êtres humains, qui souhaitent en toute légitimité s’entretenir, partager, rire, pleurer, se réjouir, s’indigner, bref, se livrer à leur activité principale, préférée et atavique : SOCIALISER EN CONFIANCE.

De l’autre nous avons un individu au sens commercial aiguisé, dépassé par l’ampleur de l’empire qu’il s’est taillé et qui ne sait manifestement pas quoi faire de son hochet. Il est malheureusement bien mal entouré par une escadre de requins attirés par la chair fraîche et ornés d’un magnifique pedosmile.

Le décor étant rapidement assemblé, que reste-t-il a celui qui assiste au spectacle avec un recul circonspect ?

Il observe depuis un certain temps, s’émerveille de voir éclore une communauté peuplée d’environ un 7ème de l’humanité, se scandalise des bêtises qui s’y ébauchent et s’y déroulent. Ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Le père, par contre…

Et c’est là où je veux en venir : Zuckie merci, nous sommes maintenant assez grands pour nous assumer et pousser notre bonhomme de chemin sans ta désormais bien encombrante personne. Nous avons nos lolcats, en avant la musique.

La prochaine étape sera de mettre en place un système d’autogestion, ce qui occupera mon prochain billet. Et sûrement les suivants…

Billet suivant : Les empires tombent

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